Dimanche soir à Los Angeles, c'était Kobe contre Toronto.
Kobe Bryant, le meneur de jeu des Los Angeles Lakers, a écrit une extraordinaire page de l'histoire de la NBA (le Championnat nord-américain de basket-ball) en inscrivant 81 points au cours du match victorieux (122-104) des Lakers contre Toronto, dimanche.
Au fur et à mesure que le speaker de la salle californienne égrenait les records battus par le Californien de 27 ans l'hystérie gagnait un peu plus le public.
A 63 points, il battait son record personnel, qui datait du 20 décembre dernier contre Dallas (62).
Avec un tir à trois points à moins de cinq minutes de la sirène, il intégrait le club très fermé des joueurs à 70 points, qui ne comptait jusqu'à dimanche que Wilt Chamberlain, Elgin Baylor, David Thompson et David Robinson. Même le fabuleux Michael Jordan y est resté à la porte.
A 72 points, il dépassait le record des Lakers établi par Elgin Baylor. Et enfin à 78 points, il faisait mieux que la deuxième meilleure performance de Chamberlain.
Le compteur s'arrêtait finalement à 81 points. Seul le record absolu de Chamberlain -100 points marqués avec Philadelphie contre New York le 2 mars 1962- résistait.
«C'est spécial ! Je n'avais même jamais rêvé à un tel total », soufflait en conférence de presse le héros, sous les yeux de sa compagne et de sa fille, surtout soucieuse du coup qu'il avait pris à un oeil plus tôt dans le match.
27 points en 3e période
«Je n'ai jamais vu cela et pourtant j'en ai vu des matches ! », lâchait admiratif son entraîneur Phil Jackson, qui a gagné neuf titres, dont six avec la légendaire équipe des Chicago Bulls de Michael Jordan.
Dimanche soir à Los Angeles, c'était Kobe contre Toronto.
Vainqueur à lui seul d'un match pourtant mal engagé, Bryant a inscrit les 2/3 des points de son équipe. Il a tenté 46 tirs -et réussi 28- sur un total de 88 pour les Lakers.
«Inarrêtable. Il n'y a rien d'autre à dire. Il est dans le Top 2 du basket ! », lançait Ronny Turiaf, le Français spectateur privilégié de ce moment historique, qui devrait prochainement trouver sa place dans l'équipe.
Et pourtant, comme dans les plus grands spectacles hollywoodiens, le héros était en difficulté en début de rencontre.
Menés d'entrée par l'une des plus mauvaises équipes de la NBA, les Californiens, en manque d'agressivité, peinaient, subissaient et tiraient de l'arrière d'entrée (29-36 après une période).
A la pause, les Raptors menaient de 14 points (49-63) sans qu'il n'y ait rien à dire et Bryant n'avait inscrit «que » 26 points.
«A la mi-temps, je leur ai dit que nous n'étions pas assez agressifs », révélait Jackson.
Mais le total de Bryant n'allait pas tarder à prendre des dimensions incroyables. Voyant que ses coéquipiers en étaient incapables, il prenait les choses en main.
A moins d'une minute de la fin du troisième quart-temps, il profitait d'une interception pour placer, d'un smash, son équipe en tête pour la première fois (87-85). Les Lakers ne la lâchèrent plus.
Bryant inscrivait 27 points dans ce seul troisième quart-temps, à la fin duquel les Californiens menaient de 6 points (85-91). Au passage, Bryant passait la barre des 50 points dans un match pour la dixième fois de sa carrière.
La remontée fantastique se poursuivait, avec une équipe canadienne réduite à jouer les seconds rôles et des coéquipiers de Bryant qui ne voulaient qu'une chose: donner la balle à leur leader.
Le dernier quart-temps était une longue ovation debout de la part des 18.997 chanceux qui hurlaient à chaque ballon récupéré par Bryant en le conjurant de les régaler et de marquer.
Et comme dans tous les films réussis à Hollywood, l'histoire se terminait par une «Happy end »: Une sortie à quelques secondes de la fin et le tendre baiser de sa petite fille.
«Ce soir, je vais rentrer chez moi faire quelques soins et demain ce sera un petit déjeuner en regardant un dessin animé: Tom et Jerry », souriait Bryant qui a réalisé le rêve de plus d'un gamin.
AAA ce type c'est mon idole !! A quand le record de 100 points??!!